De l’éco-anxiété à l’entrepreneuriat engagé
En 2020, au cœur de la crise sanitaire et en pleine prise de conscience écologique, Ariane Komorn traverse une période de doute. La lecture d’ouvrages sur la collapsologie et l’urgence climatique déclenche chez elle une forme d’éco-anxiété. Pour s’en sortir, elle suit un parcours de coaching qui l’aide à identifier ses moteurs profonds : créer, innover et donner du sens à son travail.
Ainsi, naît l’idée d’entreprendre dans un secteur clé : la rénovation énergétique des bâtiments, très émetteurs de gaz à effet de serre. Début 2021, elle fonde donc La Solive avec son associé Côme, convaincue qu’il faut former des professionnels pour répondre à ce marché en plein essor.
La Solive : former pour rénover, rénover pour transformer
Le pari est ambitieux : aider des personnes en reconversion à découvrir, apprendre et s’installer durablement dans les métiers de la rénovation énergétique des bâtiments. Cependant, malgré des défis personnels, notamment une maternité au lancement du projet, Ariane et son équipe construisent une structure solide.
En quatre ans, La Solive a ouvert cinq campus et formé plus de 1 300 élèves. Les formations couvrent ainsi des compétences techniques et des accompagnements vers l’emploi, en entreprise ou en indépendant. Une réussite entrepreneuriale qui répond à un double enjeu : l’urgence climatique et le besoin de sens des actifs en quête de reconversion.
Un équilibre fragile mais porteur de sens
Si la route a été jalonnée d’incertitudes financières et de moments de fatigue intense, Ariane souligne combien cette aventure l’a transformée. « La réussite, ce n’est pas d’atteindre une marche finale, c’est d’être épanouie à chaque étape », confie-t-elle.
Aujourd’hui, elle vit de son projet, même si ses revenus sont comparables à ceux de ses débuts. Pourtant l’essentiel, selon elle, est ailleurs : avoir contribué à former une nouvelle génération d’acteurs de la transition énergétique.
Une trajectoire inspirante
Quatre ans après son premier témoignage, Ariane prouve qu’on peut transformer l’angoisse écologique en moteur d’action.
Son parcours montre qu’entreprendre dans la rénovation énergétique peut être source d’impact et de sens.
*Cette interview a été réalisée dans le cadre du projet FARE (Former les Acteurs de la Rénovation Énergétique)
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