Ariel Wizman : “accepter et saisir les nouvelles opportunités !”

Témoignage : Ariel Wizman

"La chose la plus importante dans la vie, c’est d’être à sa place !"

Issu d’une famille traditionnelle juive-marocaine, Ariel Wizman est arrivé en France à la fin des années soixante. A Paris, il découvre le mouvement punk et en devient un de ses adeptes : « à travers les vêtements, la musique et les attitudes personnelles, j’ai pu m’épanouir et devenir un pré-adulte, ce que je suis toujours du reste ». Accepter et saisir les opportunités…

Le hasard fait bien les choses quand un média le contacte afin qu’il raconte ses nuits animées, lui qui sortait beaucoup à l’époque. C’est ainsi qu’il devient journaliste. D’articles en articles, il évolue très vite dans ce milieu. Il se fait vite un nom et n’hésite pas à sillonner le monde pour réaliser des enquêtes qui séduisent un public conquis par sa plume et sa liberté de ton.

Alors en poste au média « Actuel », Ariel Wizman rencontre Jean-François Bizot, le big boss, qui lui donne un micro. C’est le début d’une nouvelle aventure : avec son ami Édouard Baer, ils montent une émission, La Grosse Boule qui devient culte. Les deux compères recevront « la terre entière » en improvisation totale. Ils l’animeront ensemble de 1993 à 1997. En 2003, Ariel Wizman, le touche à touche, reçoit une proposition de Canal + qu’il ne se refuse pas : il présente avec Stéphane Bern, 20 h 10 pétantes.

Ariel Wizman monte sa boite de production, continue d’écrire et il multiplie les projets avec succès. Il fonde le premier journal spécialisé parlant d’internet : « Univers Interactif ». Ultra présent dans les médias, il conserve une activité de DJ qui lui offre selon ses dires, une vie « extrêmement distrayante ».

Passionné par son métier, Ariel Wizman voit le monde des médias évoluer considérablement avec la nouvelle donne digitale et la concentration des principaux groupes qui se profile. Au fils des mois, il s’y sent de moins en moins à l’aise. Cette pratique du métier n’est plus la sienne. Il négocie son départ, et il se remet totalement en question. Lui, le trublion des médias, à la surprise de ses fans, va enfiler le costume de business man. Il se découvre l’âme d’un véritable entrepreneur – il l’était déjà un peu avec sa boîte de production qu’il gérait- et, tout reguaillardi par le nouveau challenge qui se présente à lui, il guette l’opportunité qui va lui permettre de se lancer. Ariel Wizman rencontre ses associés et ensemble, ils obtiennent la master franchise de Miniso dont il est aujourd’hui l’un des propriétaires. Un changement de vie qui le rend aujourd’hui totalement épanoui.

“Je me souviens d’une interview avec Michel Serrault, l’une des dernières de sa vie. Il m’avait dit :“tu sais Ariel, le plus important, c’est d’être à sa place.” Et plus que jamais, Ariel a le sentiment d’y être.

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Reportage-montage : Sydney Klasen / Interview : Laurène Loth

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