L‘Intelligence Artificielle est déjà une réalité dans de nombreux secteurs :
-Des logiciels permettent de mélanger des voix pour en fabriquer une qui n’appartienne à personne et questionne l’avenir des comédiens doubleurs.
-N’importe qui peut produire en quelques minutes ce qu’avant des chanteurs et musiciens chevronnés étaient capables de faire.
-Des juristes, des gestionnaires de biens immobiliers, des constructeurs automobiles et tout un tas de professionnels ont désormais recours à l’IA.
Nous ne sommes qu’au début de cette révolution
On pourrait assister à un mouvement comparable à celui qui a touché la métallurgie dans les années 80. Sauf que cette fois, ce ne sont pas des ouvriers qui vont disparaître, mais des salariés employés de bureau.
Ce bouleversement soulève de nombreuses questions :
– quid du partage des gains de productivité dégagés par l’IA ?
– Certains métiers ne vont-ils pas perdre de leur valeur ?
– Les inégalités ne vont-elles pas s’accroître entre ceux qui maîtrisent l’IA et les autres ?
Pour autant, tous les métiers ne vont pas disparaître. Pour Laurent Gamet, avocat spécialiste du droit du travail et doyen de la faculté de droit de Créteil, 3 typologies de métiers devraient perdurer :
-les métiers du cerveau : l’intelligence et la stratégie
-les métiers du cœur : l’émotion et le travail de soins.
-Et les métiers de la main : maçon, menuisier, boulanger… Notre magazine vous en dira plus.
Quoiqu’il en soit, l’usage de l’IA est en train de se démocratiser et il va bien falloir s’y adapter…