Nuit des Idées – Sorbonne- toutes les interventions de la soirée

"80% des métiers de demain n'existent pas encore aujourd'hui ! Les opportunités de changement de vie seront considérables !"

Les Déviations ont organisé et animé deux tables rondes le 23 mars dernier dans le cadre de La Nuit des Idées à la Sorbonne-Panthéon.

( Photo Vincent Teillet)

Nous avons eu la chance d’intervenir autour du changement de vie dans le magnifique amphithéâtre Oury.

Nous remercions chaleureusement Georges Haddad – Président à deux reprises de cette prestigieuse institution- qui nous a permis de participer à cet événement. Merci aussi à François Chausson – vice président de la Sorbonne- et à Laetitia Chantrait qui a géré avec lui l’organisation de cette soirée passionnante- pour leur confiance et pour leur invitation.

Merci au public venu nombreux assister à nos échanges.

Enfin un grand merci aux intervenants de nos deux tables rondes : Agathe Giros, Marie-Amélie Le Fur, Michèle Penka, Laurent Moisson, Romain Paillard, Olivier Reynaud et Georges Haddad.

Nous avons publié ces derniers jours, sur nos supports, chacune de ces interventions. Voici le best of de la soirée.

N’hésitez pas partager, à nous contacter pour poursuivre les débats. Nous organisons chaque mois plusieurs événements, suivez-les ! Ils ont tous des formats différents, se déroulent dans des lieux également très différents. Notre site permet de les retrouver et se s’y inscrire très facilement via ce lien.

Photo : Vincent Teillet.

La vidéo best-of :

Laurent Moisson : Co-fondateur les Déviations : « A trop vouloir créer de sens, on en détruit. »

« A force de vouloir créer du sens par l’éthique, ça donne une cacophonie éthique. Ce qui fait que les cadres dans les entreprises, devant cette cacophonique ne comprennent plus rien. Et on en arrive au paradoxe absolu : à trop vouloir créer de sens, on en détruit. Quand les gens n’ont plus de sens, ils sont démotivés. Ils partent, démissionnent et on voit des profils hyper capés devenir céramistes, couvreurs, bouchers. Pourquoi ? Parce que finalement ils font des choses concrètes et ils deviennent acteurs de leur vie professionnelle. (…) On a pu le constater : on a fait plus de 400 interviews, on a rencontré de nombreux experts. Et c’est pour ça que l’on a créé ce magazine qui est actuellement en kiosques.

Lire le texte complet de l’intervention de Laurent Moisson – Ici

Georges Haddad – Ex président à deux reprises de la Sorbonne-Panthéon-. “Le travail peut humilier”.

“Je parlais de l’anomie, c’est à dire, cette perte de sens, de repères. Avec un travail qui humilie, qui détruit la personnalité, c’est ce que Laurent Moisson a décrit lui aussi. Il s’agit de personnes qui sont obligées de travailler non pas pour vivre mais pour survivre et qui sont très mal à l’aise dans le travail qu’elles accomplissent et qui perdent même le sens de leur propre existence, de leur dignité. J’ai revu les Temps Modernes de Charlie Chaplin où l’on voit ce travail aliénant. J’ai relu Hannah Arendt, Marx, etc, autant vous dire que je n’ai rien retenu ! C’était trop compliqué pour moi et je me suis posé une question : “la notion de travail et de quête de sens, quand est-ce qu’elle prend sa dimension la plus importante et la plus historique ? ” Laurent a parlé de religions et d’histoire. Est-ce qu’il y a un moment dans l’histoire de l’humanité et d’un peuple où la notion de travail et de quête de sens prend sa dimension la plus pleine ? “

Lire le texte complet de l’intervention de Georges Haddad -Ici

Michèle Penka – Médecin généraliste- : « J’ai trouvé mon bonheur en rêvant autre chose »

“Je pense que l’utilité ne suffit pas. Si je prends mon propre exemple, je suis médecin généraliste de formation. A un moment, cela ne me rendait pas heureuse du tout. Même si c’est une très belle médecine qui permet de sauver bien des vies. J’ai trouvé mon bonheur en rêvant autre chose, c’est là où je rebondis à nouveau sur cette part de rêve qui est très importante et qui donne du sens. Et moi mon rêve était d’arriver à comprendre réellement ces fichues cellules qui mettent le bazar bien souvent dans nos organismes pour arriver à une approche qui me complait davantage de la médecine. Ne pas être dans l’intervention comme la médecine conventionnelle mais être dans quelque chose de plus préventif, de plus fonctionnel. (…) Ce qui va guider, c’est finalement l’équilibre du mental, l’équilibre émotionnel. C’est caricatural, mais finalement si cela va là haut, tout va. »

Lire l’intervention complète de Michèle Penka – Ici

Agathe Giros – Fondatrice du média The Editorialist– : « Une méconnaissance des entreprises. »

Notre monde change sur plein d’aspects, et notamment le monde économique. Et ce que je trouve effarant, c’est l’absence de connaissances globales dans ce qui se joue dans les entreprises. Les entreprises, c’est énormément de choses, c’est notre quotidien, et on les connaît mal. Que ce soient les étudiants ou les professionnels et il s’y joue plein de choses hyper transformantes en ce moment. Ça m’intéressait de les raconter et de les documenter. (…) J’en suis contente car du coup la citation de Michèle Penka a vraiment du sens pour moi : « j’ai créé l’entreprise que j’avais dans le ventre, en fait ». Cela a été difficile, complexe, car il faut savoir dans quelle boussole interne on se met. Il n’y a pas de fierté particulière à être entrepreneur. »

Marie-Amélie Le Fur – Championne handisport, présidente du Comité Paralympiqe et Sportif Français- : « Continuer à rêver, à avoir de l’ambition »

« Très vite, il y a une prise de conscience et Agathe Giros l’a dit, très vite cette volonté de ne pas passer à côté de ma vie. Oui, c’est un événement qui est terrible. Oui, j’ai perdu une jambe à 15 ans dans un accident de scooter. Oui, je ne serai jamais pompier professionnel comme je me préparais à le devenir, mais à un moment donné j’avais encore plein, plein de choses à faire. Il me restait une capacité unique dans la vie : cette capacité de continuer à rêver. A avoir de l’ambition, à mener des choses, à être aimée, à pouvoir fonder une famille. Et finalement contrairement à ce que l’on m’imposait de faire à l’époque plutôt que de voir ce que j’avais perdu, j’ai décidé de m’orienter, me concentrer sur tout ce que je pouvais encore faire. Oui, c’était une vie totalement différente de celle que j’avais imaginée mais j’avais encore la possibilité et l’entourage pour faire en sorte encore que ma vie soit belle. C’est vraiment avec cette quête de sens et tout simplement d’être heureuse, de vivre la vie pleinement que je me suis relancée. »

Lire toute l’intervention de Marie-Amélie Le Fur – ici

Olivier Reynaud – Entrepreneur. Ceo Aive- : « J’ai tout connu, les bonnes choses comme les mauvaises… »

Pour faire court, j’avais créé une première société qui s’appelait Airtist et qui permettait de télécharger de la musique, d’artistes indépendants, de maisons de disques. En sept ans, j’ai tout connu, les bonnes choses, les recrutements et les mauvaises choses, les licenciements. Une crise économique en 2008 qui a été effroyable. J’ai dû me séparer de quasiment tous les salariés de la société. A ce moment, je croyais toujours en ma vision que le monde de la vidéo sur internet pouvait être un “game-changer” comme ont dit dans la société technologique. Là je me suis dit :”je vais sortir de ce marché de la musique pour appliquer mon approche de la vidéo pour monétiser des choses sur internet, mais pour autre chose. Des photos, de la presse. C’est là où j’ai démarré Teads avec des associés. C’est ma deuxième société en 2010 et là ça a marché instantanément, très bien.”

Lire l’intervention complète d’Olivier Reynaud – Ici

Romain Paillard : “co-fondateur du Wagon- : “Le digital rend-t-il heureux ? “

‘J’étais avocat à la base. J’ai fait une première déviation pour lancer avec mon frère Boris, le Wagon, une école de codage qui est devenue leader dans son domaine. ( …)  Nous, on a de la chance, nous formons des gens à des métiers dont on sait pertinemment qu’en sortie nos étudiants seront recrutés. On peut avoir cette approche sur plein de sujets.  Nos alumnis ont levé en tout plus de 500 millions d’euros sur les dix dernières années en créant leurs propres entreprises. C’est forcément quelque chose qui apporte du sens. Toutes les personnes qui passent chez nous se sentent donc utiles et redécouvrent un nouveau métier dans lequel ils se sentent valorisés. ( …) C’est le premier élément. Le deuxième point, c’est que quand on réfléchit à la façon de former les gens c’est qu’aujourd’hui il faut apprendre à les former à des métiers qui n’existent pas encore. Ce n’est pas évident à concevoir. Ma fille a deux ans aujourd’hui. 80 % des emplois des jobs qui existeront quand elle sera en âge d’être recrutée n’existent pas en 2022.”

Lire l’intervention complète de Romain Paillard – Ici

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