Passionnée de cuisine depuis l’enfance, Pauline a suivi la voie de la pâtisserie comme une évidence. « Je voulais vraiment un travail manuel… et je ne voyais pas quoi faire d’autre en fait. C’était une évidence ». Après un BTS, elle enchaîne les saisons dans les Alpes et en Corse, séduite par la liberté et l’énergie de ce métier.
Mais au détour d’une saison, son corps lui envoie des signaux : douleurs intestinales, fatigue permanente… Après un long parcours médical semé d’incompréhensions, le diagnostic tombe : maladie cœliaque.
Une passion mise à l’épreuve
Pour cette pâtissière gourmande, le verdict est brutal. « Je ne pouvais pas continuer ainsi, je ne voulais pas être pâtissière et être dans l’incapacité de goûter ce que je fais. C’était inadmissible pour moi ».
Elle envisage alors la reconversion. Mais rien ne l’attire vraiment. Jusqu’au jour où elle découvre une formation spécialisée en pâtisserie sans gluten. Une révélation. « À la suite de la formation, je me suis dit : le champ des possibles est large. Ça a été vraiment un second souffle, parce que c’était pour moi un virage à 360° ».
Pauline reprend alors son chemin en cuisine, forte de ce nouveau savoir-faire. En Corse, elle participe à l’ouverture d’un hôtel cinq étoiles où elle crée une carte avec des options sans gluten. L’accueil est enthousiaste : la demande existe bel et bien.
Transformer la contrainte en partage
Avec son compagnon Hugo, Pauline décide alors de franchir un cap. Ensemble, ils lancent Sans Gluglu, un concept de box de pâtisserie sans gluten. Leur idée : permettre à chacun de retrouver le goût des grands classiques – tarte au citron meringuée, choux, moelleux au chocolat – grâce à un kit clé en main comprenant ingrédients, matériel et tutoriel vidéo.
« On a souvent des clients qui utilisent nos box pour fêter des anniversaires ou des événements. C’est exactement ce qu’on voulait : recréer un moment de partage et de convivialité autour de la pâtisserie ».
Au-delà des box, Pauline nourrit désormais une autre ambition : sensibiliser et former. « J’aimerais informer les restaurateurs, mais aussi les écoles. Le fait que ce soit mon métier me semble légitime, et je pense qu’il y a vraiment du travail dans ce domaine ».
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