Franck Courtes

Franck Courtès : l’appel de l’écriture

Tout plaquer pour vivre de votre passion, en seriez-vous capable ? Franck Courtès, oui. Ancien photographe reconnu, il a quitté un train de vie confortable pour l’incertitude de l’écriture. Une décision portée par une motivation et une passion sans faille.

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Une carrière confortable mais insatisfaisante

Pendant 20 ans, Franck Courtès exerce en tant que photographe professionnel. Il capture les visages des personnalités phares de l’époque et s’impose dans le milieu artistique, en signant des Unes de Libération et des Inrockuptibles

De l’extérieur, il a tout pour lui : une carrière stable, un salaire qui oscille entre 3000 et 8000 euros par mois, une reconnaissance et des opportunités qui ne manquent pas. Mais derrière cette réussite apparente, un sentiment d’usure s’installe : « J’avais l’impression de ne plus avancer, de reproduire les mêmes clichés. »

Dégoûté par la photo, Franck Courtès fait finalement un choix que beaucoup hésitent à envisager : abandonner un métier financièrement stable pour se consacrer à une passion bien moins lucrative. « Je ne savais pas si j’allais réussir, ni comment j’allais m’en sortir financièrement, mais je ne pouvais plus faire semblant », explique-t-il. 

Il ressent le besoin d’exprimer autrement ce qu’il capture en images : en écrivant. 

Se reconvertir dans l’écriture : un pari financier risqué

Se lancer dans l’écriture a un coût. Contrairement à son métier de photographe, où il bénéficiait d’un revenu stable, vivre de sa plume s’avère beaucoup plus compliqué.

« Il y a des mois où je ne gagne quasiment rien avec mes livres », admet-il. Ses revenus d’écrivain sont en moyenne de 200 euros par mois. Une baisse de niveau de vie qui le force à changer considérablement son quotidien : vente d’un appartement parisien, chauffage coupé, repas sautés. Cette précarité pousse Franck Courtès à accepter des petits boulots alimentaires pour compléter ses revenus : jardinage, bricolage, déménagement,… Si aujourd’hui, il a arrêté ces missions payées au lance-pierre, il complète ses revenus d’auteur avec le RSA. On dépend de la CAF pas du ministère de la Culture, reconnaît-il.  

Malgré ces difficultés, il persiste, animé par la certitude que ce choix, bien que difficile, est le bon. « J’ai perdu en sécurité matérielle, mais j’ai gagné en liberté et en sincérité. »

Ses livres, où il explore les trajectoires humaines et les doutes existentiels, portent en eux cette quête d’authenticité. Son livre, À pied d’œuvre aux éditions Gallimard, est une preuve que le confort financier ne suffit pas toujours à combler un manque plus profond.

Pour en savoir plus sur son histoire, écoutez son podcast :

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