De l’ascension entrepreneuriale au redressement judiciaire, l’histoire d’un dirigeant qui refuse d’abandonner

À 28 ans, François Puech d’Allissac rachète sa première entreprise et la développe jusqu’à 14 millions d’euros de chiffre d’affaires. Son pari audacieux sur une marque de textile « made in France » le plonge dans une spirale financière, avant de rebondir et repartir de zéro avec un nouvel atelier.

Temporaire

Publié le

Modifié le

Rédigé par

« Être entrepreneur, c’est le pouvoir de faire »

Pour François Puech d’Allissac, l’envie d’entreprendre remonte à loin. Très tôt, il se voit indépendant. “Être entrepreneur, je dis toujours c’est le pouvoir de faire. C’est quelque chose qui est magique”, explique-t-il. Une conviction profonde qui guidera toute sa carrière.

Après des études commerciales, il démarre à 22 ans comme commercial dans une entreprise spécialisée dans les équipements de protection pour les sapeurs-pompiers. Sur le terrain, il apprend le métier au contact des clients. Rapidement, son tempérament le pousse à vouloir aller plus loin.

À seulement 27 ans, il devient directeur commercial. Un poste qu’il reconnaît aujourd’hui avoir obtenu peut-être un peu tôt. Mais l’ambition est là. Et surtout l’envie de construire.

À 28 ans, il franchit un cap décisif : il rachète le fonds de commerce de l’entreprise pour laquelle il travaille. Sans capital personnel, il réussit à convaincre ses proches et des partenaires financiers. Au fil des années, il développe l’entreprise jusqu’à atteindre 14 millions d’euros et près de 50 collaborateurs.

Le pari risqué du textile made in France

En 2017, l’entrepreneur décide de se lancer dans un nouveau projet : créer une marque de prêt-à-porter inspirée de l’univers des sapeurs-pompiers. L’idée se transforme rapidement en une ambition plus large : fabriquer des vêtements en France.

Aujourd’hui, créer une marque de prêt-à-porter en France, c’est un pari complètement fou”, reconnaît-il.

Pourtant, il y croit. Il investit dans un atelier, recrute des couturières et développe une production locale. Le projet est ambitieux mais extrêmement coûteux. Pendant plusieurs années, il tente de convaincre investisseurs et fonds d’investissement de le suivre. Sans succès.

Peu à peu, la trésorerie se dégrade. La pression devient quotidienne.

Le premier truc que vous faites, c’est regarder vos comptes à 5h du matin. Vous ne vivez plus, vous ne pensez qu’à ça”, raconte-t-il.

Après trois années de lutte, il doit finalement se résoudre à placer ses entreprises en redressement judiciaire. Une décision difficile, mais parfois inévitable pour un dirigeant.

Rebondir après l’échec

Pour beaucoup, une telle chute marquerait la fin de l’aventure entrepreneuriale. Pas pour lui.

Quelques mois seulement après la liquidation d’une partie de ses activités, son épouse relance une nouvelle structure. Lui devient salarié de cette nouvelle entreprise. Ensemble, ils repartent de zéro avec un atelier de confection et quelques machines rachetées aux enchères. 

Une manière de continuer à défendre ce qui l’anime depuis toujours : entreprendre.

Les vidéos les + vues

Kalil Abou Khalil : Du travail précoce au plus grand importateur de Guinée

Parti de Dubréka avec pour seul capital le goût du travail, Kalil Abou Khalil s’est...

Un cancer met fin à sa vie à 100 à l’heure

À 35 ans, Élodie Brocas menait une carrière fulgurante dans le marketing international. Manager reconnue,...
Juliette Mercier Stomie Busy

Stomie Busy : de l’adolescente malade à l’illustratrice qui inspire des milliers de personnes

Juliette Mercier, l’illustratrice qui partage sa vie Juliette Mercier, alias Stomie Busy, raconte sa vie...

Karine, alias Careerkueen : elle a réinventé sa vie pro et inspire des milliers de personnes à suivre le mouvement

Ancienne cadre RH dans de grands groupes internationaux, Karine Trioullier a choisi de quitter la...

Nos vidéos partenaires

Nos derniers articles