Un burn-out prématuré
« Faire un burnout à 25 ans, on ne pense pas que c’est courant ».
Après des vacances à New York et de retour au travail, elle s’effondre et réalise que son quotidien l’épuise. Elle encaisse un moment jusqu’au burn-out « parce qu’on se dit qu’on est jeune, qu’on a de l’énergie, qu’on n’est pas fatigué comme ceux qui travaillent depuis 15 ou 20 ans. »
« J’ai du regarder toutes les séries Netflix qui existaient car je ne dormais pas ».
Pendant un mois dans une chambre volets fermés, elle va broyer du noir ; elle trouvera finalement l’impulsion de sortir de sa torpeur.
Gaëlle rejoint alors le parcours Chance pour déterminer ce qui l’anime et réalise qu’elle ne veut pas exercer un seul métier mais « 2/3 d’un coup en même temps ».
Un retour positif à l’associatif
Elle décide de laisser la soif d’indépendance prendre le dessus sur la peur et se lance. En binôme, elle co-crée Atelier 17.91. C’est une association qui lutte contre l’isolement et la précarité des personnes. Grâce à l’engouement énorme qu’a suscité leur projet, l’association de Gaëlle Courson-Proville fait aujourd’hui travailler 5 personnes moins d’un an après sa création. Elle prévoit d’intervenir bientôt partout en France.
« On a plus de 400 000 produits d’hygiène qui ont été distribués en l’espace de six mois ».
Par Laurène Loth