Un désir d’action
Rien ne semblait prédestiner Guillaume à s’engager dans la cause écologique. Fils d’un policier, il grandit entouré par le métier de son père et ses passions pour les films d’action. Voyant son père comme le “chevalier blanc” qui lutte contre les injustices, il aspire très vite à suivre ses traces et enfiler l’uniforme. “Je me voyais aussi prendre le rôle de chevalier blanc, je me vouais à être policier ou pompier”. Mais la vie avait d’autres plans. La pénurie de postes et de moyens dans les forces de l’ordre le pousse à se tourner vers l’armée, un secteur où il espère trouver l’action et le sens qu’il recherche.
Admis après un concours exigeant, Guillaume se lance dans une formation militaire de six mois. Une expérience qu’il décrit comme “géniale”. Pourtant, cette aventure prend un tournant inattendu. À son arrivée en compagnie, l’enthousiasme laisse rapidement place à une profonde désillusion. “On a pas été très bien accueilli. On était dans nos chambres, on n’a pas fait de terrain, on n’est pas partis faire d’exercices en extérieur”. Cette réalité le pousse dans une dépression. Guillaume décide alors de quitter l’armée pour se reconstruire.
La découverte de la rénovation énergétique
En attente d’être réformé, Guillaume traverse une année de réflexion durant laquelle il découvre un nouveau domaine, celui pour lequel il va développer une réelle passion : la rénovation énergétique. Son beau-frère entend alors parler de l’ASDER, notamment d’une formation de chef d’équipe en performance énergétique du bâtiment que Guillaume intègre en 2019. C’est lors de cette formation qu’il commence à s’intéresser à l’écologie. “Ils ne m’ont pas appris ce qu’était l’écologie, mais ils m’ont appris les conséquences de tout ce qui n’est pas écologique.”
Guillaume intègre alors une entreprise de rénovation BBC (Bâtiment Basse Consommation). En entendant parler du métier d’auditeur, il se rend compte qu’il en manque beaucoup et que ceux déjà en poste sont très axés sur l’aspect scientifique, difficilement compréhensible. Guillaume se lance alors dans cette nouvelle aventure afin de conseiller les gens et les aider à comprendre l’intérêt de rénover, isoler, etc.
Pas une simple dépense, un investissement
Diplôme en poche, le jeune homme intègre la CAE et Scop “Les chantiers de demain”, une coopérative des métiers de l’artisanat et de la rénovation. Il devient alors auditeur et maître d’œuvre. Aujourd’hui, Guillaume rencontre les gens sur leur projet. Il fait un état initial des bâtiments, puis leur propose des scénarios de travaux pour améliorer leur confort et leur consommation. Malgré sa passion pour la rénovation énergétique, Guillaume comprend la réticence des gens face aux produits biosourcés, notamment pour des soucis d’argent. Mais il espère faire comprendre que ce n’est pas une simple dépense. “Il ne faut pas culpabiliser les gens, il faut leur montrer de façon factuel ce que ça leur apporte de bien.”
Pour en savoir plus sur son histoire, écoutez son podcast :
Si vous aussi, comme Guillaume, vous souhaitez vous lancer dans la décarbonation des bâtiments, rendez-vous sur notre site partenaire : www.choisirlarenovationenergetique.fr
Cet article a été réalisé dans le cadre du projet FARE (Former les Acteurs de la Rénovation Énergétique).
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