Ils étaient destinés à suivre une voie toute tracée et gagner de beaux salaires.

beaux-salaires

En se rapprochant de la terre et en partageant leurs savoirs et compétences, ils ont le sentiment de redonner du sens à leur travail.

Pourtant, ils ont tout quitté pour partir vivre entre amis.

Dans un article, au Figaro, la journaliste Alice Raybaud, raconte son enquête sur un phénomène surprenant : des diplômés de grandes écoles qui décident de tout quitter pour vivre ou travailler ensemble, à 5, 10 ou 15.

Voici 3 raisons au coeur de leur motivation :

1 – Mettre l’amitié au centre de leur vie

Le lien amical “ne sert à rien” : il peut être oisif et dénué d’objectifs.

En cela, l’amitié va à contre-courant d’un monde où tout devrait être soumis à la rentabilité.

En plaçant les liens affectifs au centre de leur vie, ces jeunes contribuent à construire de nouveaux modèles, où la quête d’une joie sincère au quotidien passe avant la quête d’accumulation matérielle.

Ils créent ainsi des espaces privilégiés pour initier l’émergence de nouvelles idées sur l’argent ou l’habitat et questionner les normes.

2 – Bénéficier de la puissance du partage et de l’entraide

Via ces modes de vie alternatifs, ces jeunes renouent avec une forme de soin au quotidien. En étant nombreux, ils peuvent s’épauler de différentes manières et à divers moments, selon l’énergie et les besoins de chacun.

L’entraide est au cœur de leur vie : cela va du partage des repas jusqu’à la répartition de la charge de l’éducation des enfants, en passant par l’imagination de nouvelles activités professionnelles.

De même, ils partagent les biens matériels et répartissent les dépenses collectives au prorata des revenus de chacun.

C’est d’ailleurs grâce à cette mise en commun des ressources qu’ils accèdent à des cadres de vie agréables, avec un espace extérieur, parfois près de la mer.

Ils ont le sentiment que ce mode de vie, créé sur mesure, ne les prive pas, mais au contraire, les enrichit.

3 – Redéfinir la notion de sens au travail

Ces choix de vie font écho à toute une réflexion de la jeunesse sur le sens du travail et son impact, notamment sur la planète.

Certains choisissent par exemple de fonder une ferme collective, un modèle qui répond au triple défi de l’agriculture :

– le manque de bras,
– la taille des exploitations, trop chères pour être reprises seul,
– et la pénibilité du travail, réduite lorsqu’on le partage.

En se rapprochant de la terre et en partageant leurs savoirs et compétences, ils ont le sentiment de redonner du sens à leur travail.

Source : « Ils se détournent d’une voie toute tracée » : ces trentenaires CSP+ qui plaquent tout pour vivre entre amis, le Figaro.

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