L’école : le refuge de Mahi Traoré
« Là va commencer un véritable amour entre ce que je vis dans l’école et ce que l’école m’apporte ».
Cependant, Mahi Traoré découvre la bienveillance de l’école française. Très vite, elle s’accroche à l’enseignement. L’école devient alors son refuge, et la bibliothèque, sa maison.
« Le matin, je suis heureuse d’aller à l’école, j’ai du mal quand les vacances arrivent ».
Vers des études littéraires
« Je prends le livre (Madame Bovary), je m’en imprègne tellement que je l’incarne, je suis Emma Bovary ».
Après un aller-retour au Mali, en pleine période de troubles, Mahi Traoré revient en France pour poursuivre ses études et franchir les portes de la Sorbonne. Désirant s’installer définitivement à Paris, elle veut comprendre et s’imprégner de l’histoire de France. Ses choix d’enseignements seront alors guidés par l’envie d’assimiler la culture française. Assez naturellement, ses études littéraires l’amènent à s’orienter professionnellement vers le monde de l’enseignement. Elle obtient le concours de Conseillère Principale d’Education puis celui de Proviseure.
« Je choisis des enseignements qui vont m’amener à m’approprier l’Histoire de France ».
Une proviseure dévouée
« Mes journées sont rythmées par la vie des élèves et par la vie de mes professeurs ».
Aujourd’hui, Mahi Traoré est à la tête du Lycée polyvalent Lucas de Nehou, des métiers des arts du verre et des structures verrières, à Paris, un lycée professionnel qui s’attache à développer les compétences manuelles des élèves : « ces jeunes qui ont en eux des pépites, des compétences qui demandent juste à être polissées».
Par Myriam Amossé