Épisode 1 :
« Ma grand-mère avait un français impressionnant tant il était riche et maîtrisé. »
Enfant solitaire, il a grandi à Soissons dans une famille de pieds-noirs. Celle-ci a vécu ce rapatriement comme un traumatisme et a tenté de s’adapter tant bien que mal à la société française.
« J’ai commencé en bas de l’échelle. »
À l’école, il entend constamment des discours qui détériorent l’image des ouvriers, à son plus grand regret. Avec seulement un baccalauréat en poche, Nicolas Pomiès enchaîne les petits boulots. Appelé par le Service National, il reste à l’armée dans le cadre d’un volontariat service long (VSL) qui s’arrête au bout de deux ans.
Épisode 2
« Je me battais pour préserver les activités et les emplois. »
Par la suite et dans l’objectif de travailler pour une entreprise engagée, il est élu vice-président de la Mutuale, mutuelle ouvrière. Ce poste lui convient parfaitement car il peut allier ses compétences avec ses aspirations philosophiques. Ancien ouvrier, il n’oublie pas qu’il y a quelques années, il était à la place de ceux qu’il dirige.
“Je suis un défenseur de la langue française.”
Véritable militant mutualiste, Nicolas Pomiès lutte pour défendre ses valeurs familiales et laïques et espère participer à la création d’une société fraternelle. Il élève ses enfants avec le même respect de la langue française et de la culture que ses parents lui ont inculqué.
“Ma vie n’est pas terminée, je peux continuer, j’ai de l’ambition.”
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Par Astrid Beaucourt.