Une enfance bercée par la musique
Fanny Diercksen, alias Phanee de Pool, grandit baignée dans la musique. Née d’un père collectionneur de vinyles de jazz et d’une mère pianiste, elle grandit dans un environnement où les mélodies classiques de Beethoven et Chopin côtoient le swing de Sinatra. Dès son plus jeune âge, elle est immergée dans un univers sonore riche et varié. Pourtant, malgré cette imprégnation musicale, elle choisit une voie différente à l’adolescence.
Poussée par ses parents, Fanny se lance dans des études de commerce. Mais après avoir obtenu son diplôme d’employée de commerce, elle se rend compte qu’elle ne souhaite pas faire ce métier. « Je me suis vite rendue compte que je ne voyais pas du tout ma vie derrière un ordinateur, 8h24 par jour, à envoyer des mails« . Fanny prend alors une décision surprenante : elle décide d’entrer dans la police. Un choix qui peut sembler en contradiction avec son éducation artistique, mais qui révèle une autre facette de sa personnalité : un besoin de structure, de rigueur et de service à la communauté. Pendant plusieurs années, elle embrasse l’uniforme et les valeurs de l’institution policière.
Une chanson qui change tout
Mais au bout de quelques années, Fanny sent son énergie décliner. Les horaires sont difficiles et l’énergie est “négative”. Elle réalise que ce métier n’est pas fait pour elle. Le 11 septembre agit alors comme un électrochoc. Devant les images des attentats, elle écrit sa première chanson. “J’ai éteint ma télé, je me suis levée, j’ai pris mon calepin, j’ai écrit ma première chanson et puis le soir je l’ai postée sur internet.” Cette décision marque le début d’un nouveau chapitre de son existence. La chanson rencontre un succès inattendu et lui donne l’inspiration dont elle avait besoin pour se lancer.
Phanee de Pool : La naissance d’une artiste
Fanny Diercksen quitte alors la police et devient Phanee de Pool. Elle met en avant son propre style : le slap, mélange de slam et de rap. Avec son père, elle crée son propre label. Grâce au soutien qu’elle reçoit, elle sort trois albums. “La chance qu’on a nous, c’est qu’on a eu des soutiens, on a fait des demandes de subventions et on a toujours été soutenus par le canton de Berne, par mon village”.
Mais pas question pour Fanny de ne pas avoir de revenus. Dans un pays ou l’intermittence du spectacle n’existe pas, elle crée avec son père un pot commun, qui lui permet d’être salariée et donc de toucher un salaire tous les mois. “Les mois ou je fais seulement deux concerts, je vais toucher exactement le même montant que les mois ou je fais vingt concerts”.
Aujourd’hui, la jeune femme à l’impression d’être à sa place sur la scène suisse. Mais elle ne souhaite pas en rester là. “J’ai plusieurs objectifs mais faire la tournée des salles françaises, c’en est un à part entière (…) donc on est très contents d’avoir quelques dates ici”. L’uniforme de police semble alors loin derrière Fanny.
Pour en savoir plus sur son histoire, écoutez son podcast :
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