Yoann Aboulkassimi : de la Poste au Petit Dakarois

Je quittais un confort pour aller à l’aventure ! J'avais une situation un peu rêvée pour mon âge. J'entendais : "Tu lâches la proie pour l’ombre."

Yoann Aboulkassimi avait une carrière toute tracée à La Poste où, jeune diplômé, il est devenu très tôt contrôleur de gestion. Ou encore Chez Servair qui lui avait proposé, là encore, un poste qui ne se refusait pas : responsable financier. 

Agé de 30 ans Yoann Aboulkassimi a choisi une autre voie, un autre mode de vie. Après avoir fait quasiment un tour du monde, il a décidé de lancer sa société de fringues à Dakar avec un associé. « On s’était amusé à créer des vêtements éco-responsables et on a très vite eu beaucoup de demandes ».

Tout quitter pour lancer une structure et la développer, Yoann n’a pas hésité : « J’avais toujours rêvé d’entreprendre, mais je ne savais pas forcément dans quel domaine. Je quittais un confort pour aller à l’aventure ! On me disais que fais tu ? Tu as une situation un peu rêvée pour ton âge. Tu lâches la proie pour l’ombre.»

“Bien payer les gens et soutenir des projets sociaux”

Derrière ce projet il y a aussi toute une dimension sociale : “rémunérer très correctement les gens avec lesquels on travaille, et soutenir divers projets sociaux au Sénégal. Nous venons de rénover un dispensaire et nous avons d’autres projets dans ce domaine. On a envie de mettre en avant tout cet artisanat. On parle souvent des entreprises françaises qui arrivent au Sénégal ou en Afrique. On parle très peu des sociétés qui sont/vont dans l’autre sens. On a envie d’être une fierté pour le Sénégal. Sans parler du choix des matières toutes éco-responsables que nous utilisons.”

Yoann partage sa vie aujourd’hui entre le Sénégal et la France ou nous l’avons rencontré dans son bureau parisien situé dans le très branché incubateur de jeunes créateurs de mode, La Caserne. – Le plus grand accélérateur de transition écologique et sociétale dédié à la filière mode et luxe en Europe-.

« On m’a dit que j’étais fou de me lancer dans cette aventure. Moi je n’ai pas eu peur car je me suis dit : quoi qu’il arrive, je vais apprendre de tellement de choses que derrière cela sera des compétences que je pourrais revendre sur un CV. 

Yoann aujourd’hui espère lever des fonds pour continuer à développer le Petit Dakarois : “Nous n’arrivons pas encore à nous verser de salaires corrects. Nous travaillons sur le financement. On a bien grandi et il faut encore franchir des nouvelles étapes.”

Découvrez le site du Petit Dakarois.

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