L’INSTANT PHILO #7
Olivier Haralambon, coureur devenu journaliste sportif et philosophe, se demande aujourd’hui si ce n’est pas plutôt le vélo, qui l’aurait fait dévier de la philosophie. Une attirance qui était présente « physiquement », à chaque coup de pédale.
Dorénavant, sa réflexion se concentre sur le corps et l’effort. Rien d’étonnant donc, mais détonnant peut-être, quand on prend conscience de la place du corps dans le processus de transformation. L’exemple de l’effort athlétique, de la performance, signale « quelque chose comme percer sa forme ». Y aviez-vous déjà songé ? En quoi nos expériences s’enracinent dans notre corps, en quoi plus l’effort est rude, plus on se transforme ?
L’effort toujours : Olivier Haralambon s’est confronté aux textes les plus complexes et a eu « l’impression de se cogner à un mur ». De ce nouveau dépassement, il a tiré un livre où il explique avoir réappris à lire, avec son corps cette fois.
La lecture, une épreuve physique ? Une situation d’inconfort ? Oui nous dit-il : « On n’est pas le même au début d’un texte qu’à la fin. »
Interview, réalisation et montage Emilie Drugeon / Photos ©Emilie Drugeon
Références abordées :
- « Phénoménologie de la perception », de Maurice Merleau-Ponty
- « Comment lire des livres qu’on ne comprend pas », d’Olivier Haralambon (éd. Premier Parallèle)
- Mythe d’Actéon
Extraits sonores :
Emission « L’invité du week-end » du 21 juin 2021, avec Eric Delvaux et Patricia Martin.