"Attendez, je crois que pour vous, je vais faire une exception !" Cette phrase, je m’en souviendrai toute ma vie. C’est le point de départ de ma reconversion, elle m’a libérée en fait

Clémence Dessus : revenir à la source par une déviation

Clémence Dessus, 40 ans, est une jeune maman de 3 enfants qui n’a jamais hésité à se remettre en question.

Née à Rueil-Malmaison, elle se passionne très jeune pour l’écriture et le monde de l’édition. Pourtant à ses 18 ans, elle rejoint Dauphine où elle se forme au marketing pendant 4 ans. Puis, elle rejoint La Sorbonne pour finaliser un cursus en psychologie du consommateur. – Elle y décroche un DEA – Un parcours qui l’amène, tout naturellement, lors de ses premiers stages dans le marketing des études et des médias : “J’aime beaucoup la lecture et la presse.” Avant de rejoindre le gratuit « Sports magazine ». “J’y ai fait mes premières armes et j’ai beaucoup aimé. C’était une petite structure à taille humaine. Je côtoyais des journalistes et le monde du sport.

Une première erreur de parcours

Suite à cette première expérience concluante, elle rejoint le groupe Lagardère où elle intègre la régie. Un choix qu’elle considère encore aujourd’hui comme « une erreur ». Ce qui lui déplait pendant ces 4 années au service de la presse écrit sont à la fois “l’environnement de travail et les valeurs du groupe“. Clémence a pourtant la chance à 25 ans, de pouvoir être “transférée” suite à une mobilité interne au sein du pôle audiovisuel et de collaborer pour les chaînes enfants du groupe, “Gulli”, “Canal J” ou encore “Tiji”. Ce monde de l’enfance lui plaît énormément, mais le sentiment qu’elle ressent pour son manque d’entrain professionnel et le fossé qu’elle avait constaté avec les valeurs du groupe se confirment : « Ce n’est pas quelque chose qui est arrivé comme ça du jour au lendemain, c’est arrivé petit à petit ».

Clémence se sent à l’étroit : « Je me sentais tout simplement pas à ma place, dans la recherche de la performance, le fait d’être un numéro parmi 40 personnes qui avaient fait du marketing comme moi, qui me ressemblaient, qui avaient fait la même école.” Tout remettre en question ? “Voilà tu viens de finir tes études, ça fait 4 ans que tu travailles tu ne vas pas changer maintenant, c’est impossible ». C’est pourtant l’arrivée de son premier enfant qui lui permettra d’avoir ce déclic : « le 8 h-19 heures sans son fils, c’est dur. Les choses changent, car les priorités aussi.”

Une reconversion sur-mesure

S’épuisant de plus en plus au travail, Clémence décide de partir, bien qu’elle ne sache pas encore ce qu’elle souhaite faire après. Elle veut en priorité se reconstruire et trouver sa place. Elle négocie une rupture conventionnelle. Profitant d’un remplacement de 4 mois de sa directrice des ressources humaines, elle se fixe comme objectif de la convaincre pour l’obtenir. “Je sortais d’une réunion peu concluante. Au moment où je sors de son bureau, elle me dit : “Attendez ! Je crois que pour vous je vais faire une exception ». Cette phrase je m’en souviendrai toute ma vie, car c’est le point de départ de ma reconversion, elle m’a libérée en fait ».

Après son départ, Clémence s’inscrit à pôle emploi et fait un bilan de compétences. Une étape de sa reconversion qu’elle a aimée et recommande. A la fin de ces 3 mois, 3 nouvelles voies s’offrent à elle : l’orthophonie, l’édition et l’enseignement. Elle choisira la formation. Aujourd’hui elle a rejoint une école hôtelière où elle transmet à ses élèves tout ce qu’elle a appris à Dauphine et Sorbonne.

Ecoutez son podcast inspirant.

Quête de sens, changement de vie - découvrez le magazine "Les déviations" pour vous aider à faire le point...
Quête de sens, changement de vie – découvrez le magazine “Les déviations” pour vous aider à faire le point toujours en vente via ce lien.

Laisser un commentaire

Vous inscrire à notre newsletter