Laurie Raphalen : “Mon crédo ? Sortir les talents du placard !”

Les Déviations

"95% des personnes n'ont pas conscience de leur(s) talent(s) (...) J'aide à aider où est la zone d'excellence d'une personne."

Ancienne Drh dans une clinique de Dijon, Laurie Raphalen est coach certifiée Les Déviations en accompagnement professionnel. Elle propose des bilans de compétences et un coaching adapté. Retrouvez-là à midi dans le Live que nous diffusons sur notre page Facebook Les Déviations. Elle parlera avec la passion qui l’anime du talent. Comment bien le découvrir, et bien l’exploiter !

Elle a deux crédos :

  • Votre nouvelle vie professionnelle commence maintenant.
  • Sortir les talents du placard

Les Déviations : peux-tu te présenter en quelques mots ? 

  • LR : J’ai une maîtrise en psychologie sociale et un master en management des ressources humaines. Je suis née dans une petite ville de Bourgogne, les deux employeurs principaux de la région étaient des industriels. J’ai connu et j’ai été marquée par les plans sociaux qui frappaient autour de moi. Ma propre famille y a été confrontée. J’ai voulu contribuer à changer les choses. J’ai commencé ma carrière dans le recrutement, j’étais consultante RH. Puis, j’ai occupé différents postes jusqu’à être DRH pendant six ans dans une clinique de Dijon. Cela a été une expérience très difficile.

“J’ai moi même connu l’épuisement dans le milieu hospitalier”

  • LD : en quoi cela a-t-il été difficile ? 
  • LR  : le secteur hospitalier est très particulier avec des conditions de travail très difficiles. C’est aussi un monde très fermé surtout lorsque l’on n’en est pas issu comme c’était mon cas. Il est compliqué de se faire entendre, accepter. J’étais dans une forme de combat pour dire que l’on peut faire autrement des choses et contribuer ainsi à améliorer les conditions de travail. J’étais aussi confrontée à beaucoup de souffrances. Je me suis épuisée. En plus, quelques mois après mon embauche le directeur de la clinique a disparu du jour au lendemain ! J’étais seule j’ai dû assurer, un laps de temps,  la vacation du direction. Le service RH étant encore relativement récent, il y a eu un énorme travail à faire. Les Directeurs se sont enchainés. Lorsque le 3ème avec qui j’avais bien travaillé m’annoncé son départ, j’ai demandé une rupture conventionnelle, je ne me voyais pas tout recommencer avec un autre. 

Je n’ai pas trouvé tout de suite mon nouveau projet

  • LD ; tu es partie avec un projet précis ? 
  • LR : J’avais en parallèle de la clinique une activité dans la mode éco-responsable. Je me voyais bien rebondir dans ce domaine. Au bout de deux mois,  j’ai découvert que cette activité était bien à côté de mon travail mais qu’en dehors, elle ne m’apportait pas ce que j’attendais. J’ai tout remis à zéro en me lançant dans l’accompagnement. J’avais déjà une posture de coach dans le sens où j’étais déjà au service du développement professionnel et personnel des collaborateurs. J’avais également travaillé un an à Pôle Emploi sur un dispositif spécifique d’accompagnement de chômeurs de longue durée.
  • LD : As-tu une formation spécifique ? 
  • LR : Avec mes diplômes et mon expérience professionnelle, j’avais une bonne base. J’ai surtout eu besoin de découvrir de nouveaux outils et de me remettre dans “le bain”. J’ai démarré mon activité en 2021 et de juin 2021 à novembre de la même année, je me suis consacrée à la certification Qualiopi. Les qualifications et les bilans de compétence peuvent ainsi être pris en charge financièrement. C’est la période à laquelle j’ai vraiment démarré. 

Savoir identifier où est la zone d’excellence d’une personne

  • LD : quelle est ta spécificité ? 
  • LR : J’ai deux spécialités : le bilan de compétences et le travail sur le talent.  Savoir identifier où est la zone d’excellence d’une personne. C’est une partie importante du bilan de compétences. Ce qui me distingue des autres bilans de compétences, c’est mon approche exploratoire. Je ne fais aucun test de personnalité ou d’intérêts. Les séances sont divisées en deux parties : une partie  d’introspection que fait la personne  tranquillement quand elle le souhaite.  Moi, j’analyse ensuite ce qu’elle produit, ce qui me permet de préparer la séance que l’on a ensemble. La personne est actrice à tout moment ce qui contribue à des prises de conscience importantes qui vont lui permettre de s’y référer tout au long de la suite de son parcours. J’accompagne sur une durée de trois mois. Tous les quinze jours, je propose une séance en face à face. Ce travail est toujours individuel. Je n’interviens pas en entreprise. Je me suis focalisée sur l’individu. J’ai pu constater que quand c’est l’entreprise qui amène le salarié à ce coaching,  il n’est pas toujours demandeur, ni à l’initiative. C’est moins évident pour lui de s’impliquer. Au niveau individuel, il est rare d’avoir ce genre de réaction.
  • LD  : Existe-t-il des clés pour avoir plus de talents
  • LR : -Rires- On n’a pas plus de talent en les travaillant. Il faut les identifier et bien les mettre en valeur. Les talents ont la particularité d’être des aptitudes que l’on mobilise naturellement et facilement. On peut le faire par soi même si on  est en capacité de les reconnaître. Mais tout le monde n’en a pas la possibilité. J’amène donc les  personnes à identifier vraiment leurs talents, et à les assumer. Le talent m’appartient, il est propre à chaque être : qu’est-ce que j’en fait ?  Et  potentiellement comment je les développe. J’aide  les personnes à faire ce travail d’identification. Par quels biais ? En les faisant revisiter leurs parcours professionnels, leurs réussites marquantes. Je suis là en appui pour les guider mais cela doit venir d’eux. Cela se fait généralement en trois séances. Ensuite, on  travaille sur la posture ou des défis à relever qu’on ne serait jamais autorisés à fixer avant.

95% des personnes n’ont pas conscience de leur(s)- talent(s)

– LD : Combien de personnes passent à côté de leur(s) talent(s) ? 

– LR : Je dirai quasiment 95% des personnes n’en ont pas conscience. Il faut les y conduire. Ce n’est pas quelque chose que l’on apprend. Dans le système scolaire on va plutôt nous faire travailler là où est le moins bon au lieu de nous pousser à exceller vraiment dans une matière. Dans le système professionnel, on accompagne peu les personnes sur leurs talents.

  • LD : Comment avez-vous découvert vos talents ? 
  • LR :  Par des retours que j’ai pu avoir des personnes avec lesquelles je travaillais : des clients,  des collaborateurs, des supérieurs. Ils m’on amené à mettre le doigt dessus.
  • LD : Pensez-vous les avoir tous identifiés ?

– LR : Oui, je pense en avoir fait le tour ! En sachant que le talent, c’est une aptitude, une activité. C’est optimiser. Cela se matérialise dans de nombreux domaines et à des périodes parfois différentes.

Il faut exprimer et entraîner un talent.

– LD : Un talent se détecte. Faut-il le travailler ? 

– LR : Oui plus on l’exprime, plus on l’entraîne,  plus on l’améliore. Je prendrai la comparaison avec un sportif de haut niveau : il s’entraîne chaque jour pour devenir meilleur là où il a déjà un fort potentiel

– LD :  Tu as fait une déviation ? Qu’est que cela t’a apporté ? 

– LR : en ayant fait ce changement de vie, je peux être dans ma zone d’excellence, et être là où j’apporte le plus aux autres. J’ai éliminé des zones de stress. J’étais compétente mais je pouvais avoir peur de passer à côté de quelque chose, peur d’avoir fait une erreur. En devant coach et en faisant cette déviation, j’ai éliminé tout ce qui était pesant pour me concentrer sur ce qui apporte la meilleure contribution de moi-même.

Découvrir son site – ici

Quête de sens, changement de vie - découvrez le magazine "Les déviations" pour vous aider à faire le point...
Quête de sens, changement de vie – découvrez le magazine “Les déviations” pour vous aider à faire le point… En vente toujours via ce lien.

 

Catégories

Inscription à la newsletter

Les déviations est né d’une idée simple :
raconter des histoires de gens qui ont changé de vie.

Suivez nos événements

Laisser un commentaire

Vous inscrire à notre newsletter