Agathe Giros : De la finance à la création de The Editorialist 

Le changement est ma seule continuité ! J'y puise mon énergie !

Après avoir pas mal bourlingué, Agathe avait une carrière toute tracée dans le monde de la finance à Londres. Mais l’envie de donner un sens à sa vie et de pouvoir participer au nouveau monde qui se dessine l’ont poussée à tout remettre en question.

« Nous avons trop peur de tout ! »

« Nous avons trop peur de tout ! Le changement, c’est la seule continuité que je me fixe !  J’ai toujours voulu être entrepreneur ! Notre société n’a jamais offert autant d’opportunités pour se remettre en question et relever de nouvelles aventures. »  A 36 ans,  Agathe Giros a déjà plusieurs déviations réussies à son actif.

Maman de trois filles âgées de 5, 2 ans, et de cinq mois, Agathe aurait pu devenir médecin, ou artiste mais elle reconnait avoir choisi « un peu par hasard » une école de commerce à Lyon – l’EM Lyon – « J’ai eu la chance de partir, dans le cadre de mes études, donner des cours d’Anglais dans un village de la Cordillère Blanche, au Pérou pour une association pendant six mois. » Après une première expérience dans les médias – Canal+ Overseas -, elle dirige une galerie d’art basée à Londres avant de tenter sa chance pendant trois ans dans la finance. « Faire carrière dans ce domaine était ultra-tendance, j’avais une vie de dingue ! Je passais quatre jours par semaine à Londres … Les soirées valises, ça va bien à un moment de votre vie… Je voulais être maître de mon destin. Travailler avec des personnes que j’avais choisies.»

Cavalière émérite – Galop 6 – spécialiste du saut d’obstacles, bonne nageuse et adepte de méditation, Agathe lance seule en 2015, The Editorialist un service qui permet aux entreprises et aux marques de produire, diffuser et mesurer facilement leurs contenus professionnels. « J’ai tenu assez tôt un blog sur l’art qui a été remarqué et référencé par Orange, puis par Arte. Cela m’a permis de prendre conscience de l’importance du contenu dans la production du numérique. » The Editorialist emploie aujourd’hui une trentaine  de salariés. Plus de 1 000 contenus sont produits par an et 20% du CAC 40 utilise The Editorialist pour produire des contenus éditoriaux. Parmi ses clients, elle compte aussi une centaine de PME. 

« J’ai perdu en sécurité mais tant gagné en liberté ! »

En quittant le monde feutré de la finance, Agathe admet avoir enlevé une doudoune confortable. «J’ai perdu en sécurité mais tant gagné en liberté ! ». Cela n’a pas de prix à ses yeux. Cette déviation s’imposait à elle. “Je ne vois pas ma vie autrement. j’ai besoin de relever des défis. C’est le moteur de mon énergie”. Tout n’a pas été facile. Agathe se souvient du dîner qu’elle a eu avec sa mère dans un bon restaurant parisien pour lui annoncer qu’elle quittait la finance et changeait de vie : “J’étais tellement stressée, qu’en rentrant chez moi,  j’ai dû demander au taxi de s’arrêter ! J’ai vomi tout le repas !  Avais-je fait le bon choix ? ”

Cette question, Agathe  ne se l’est pas posée trop longtemps. Elle voulait réussir vite. “Je partais de zéro, j’avais besoin de retrouver assez vite un salaire pour vivre. Cela aide”. Tout comme les premières mésaventures. “Je suis tombée dans pas mal de pièges mais j’ai appris de chaque erreur. C’est en forgeant que l’on devient forgeron… Rien ne se passe vraiment comme on l’a toujours prévu. Il faut savoir vite rectifier le tir, tirer des enseignements de ses premières erreurs.” Elle a pu compter aussi sur  le précieux soutien de l’homme de sa vie. “C’est important de partager également à ce niveau, de se sentir épaulée. »

« Aller vers ce qui vous donne de l’énergie et vous rend heureux ! »

 Ultra dynamique, Agathe est très attachée au sens qu’elle donne à sa vie et à ses engagements. Ce qui la passionne plus que tout est de faire bouger nos modèles de société et de participer activement au nouveau monde qui se met en place. Du reste, elle est très impliquée au sein d’un collectif d’amis qu’elle réunit régulièrement. « Je lis aussi de nombreux ouvrages qui ont trait à notre modèle de développement. Production, mode de vie, répartition des richesses, nous vivons un moment passionnant où nous devons redéfinir collectivement les règles du jeu ! ». 

La passion de l’art est toujours présente pour Agathe qui peint et dessine quand elle le peut. « J’ai une appétence pour reproduire le bonheur !”. Elle a déjà son prochain projet  professionnel en tête : créer une maison d’édition dédiée à l’économie et aux nouveaux modèles. Elle rêve aussi de vivre dans le sud-Ouest sur « la Côte Basque pour être au contact de l’océan et de la nature. Le télétravail est devenu une évidence et ouvre bien des perspectives à ce niveau aussi. » Reste à convaincre le père de ses enfants. “Ce n’est pas facile” A n’en pas douter sa prochaine déviation est déjà bien entamée... Je n’ai qu’un crédo : “aller vers ce qui vous donne de l’énergie et vous rend donc heureux !”

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