« L’american way of life » et les débuts de la maladie
« Le rythme est très différent, on arrive au travail plus tôt, les pauses déjeuners sont plus courtes ».
Arrivée à Washington, Sara Gly vit à l’américaine et s’adapte bien à son nouveau mode de vie. Les jours passent et elle ressent progressivement de la fatigue, accompagnée d’une déprime intense. Elle plonge peu à peu dans la paranoïa et vit parfois des hallucinations sans comprendre la cause de son mal-être.
Une guérison indispensable
« Le diagnostique apparaît comme un soulagement ».
Consciente du problème, elle finit par rentrer en France pour demander conseil à un hôpital psychiatrique. Deux semaines après son entrée, Sara a enfin un diagnostic et il n’est pas celui qu’elle croyait. Elle pensait être atteinte de troubles psychiatriques, mais une autre surprise l’attend…Elle découvre qu’une tumeur de la taille d’une balle de pingpong se développe dans son lobe frontal droit. À la suite de son traitement, elle peut enfin tourner la page sur la maladie et se concentrer sur son avenir professionnel.
Une reconversion nécessaire et épanouissante
D’une certaine manière, le fait que mes parents aient été profs, j’avais du coup une bonne image des profs »
Après quelques recherches, elle entend parler du Le Choix de l’école par le biais d’une amie. Cette association permet aux personnes ayant un large bagage académique de se reconvertir en tant que professeur en zones prioritaires. Cela est nouveau pour Sara, mais elle décide de relever le défi.
Elle saisit cette opportunité et devient professeure de mathématiques. La tâche n’est pas simple, les épreuves sont difficiles, mais Sara est passionnée. Aujourd’hui, elle peut affirmer qu’elle sent l’impact de son travail.
« Je sens que j’ai envie de travailler pour les autres »
Par Chloé Robert