Y a-t-il un problème entre les Français et le travail ? Non. L’épidémie de flemme est un mythe.

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Seuls 10% des salariés estiment que leur travail a perdu de son sens en raison de la crise sanitaire.

Nous avons lu pour vous « Du travail à l’œuvre » de la Future Business Review. Cette revue, qui fait référence dans le secteur des RH et du management, est pleine d’enseignements quant à la façon dont nos employeurs vont organiser nos entreprises dans les prochaines années.

Alors, avant la fatidique période de fin d’année, mère de toutes les résolutions et de tous les projets de changement de vie, nous avons décidé de vous en présenter les principaux points. Histoire de nourrir vos réflexions hivernales. Cela se fera en cinq étapes, une par semaine. Il ne faudrait pas lasser votre curiosité.

Aujourd’hui, nous évoquerons l’une des mythiques questions sur le travail : Nous, Français, avons-nous un problème avec lui ? Hé bien à la lecture de la prestigieuse revue, non ! L’épidémie de flemme bleue blanc rouge est un mythe. Nous voilà rassurés.

Voici un résumé de ce passionnant sujet, en 3 points 👇

1 – Les Français sont toujours attachés au travail, et souhaitent pouvoir s’épanouir grâce à lui

Seuls 10% des salariés estiment que leur travail a perdu de son sens en raison de la crise sanitaire. Pour 61%, rien n’a changé, 29% déclarent même un regain d’intérêt (Evrest).

Il n’y a donc pas plus de poil dans la main qu’avant, ni qu’ailleurs.

Le vrai problème réside dans la qualité du travail proposé. Celui-ci n’étant pas toujours à la hauteur des attentes des salariés, ils préfèrent chercher d’autres manières de se réaliser.

2 – Aux racines de la désaffection : l’imaginaire d’un travail-contrainte

L’article rappelle que « l’imaginaire occidental du travail, c’est un travail-contrainte : la difficulté, l’effort nécessaire, le souci, l’inquiétude (M. Hamon). »

Les progrès techniques du XXème siècles ont atténué cette partie « contrainte » par l’amélioration des conditions, des outils et de la sécurité.

La révolution informatique a généré une perte de sens et un désengagement, que l’on a tenté de résoudre par du « fun » : Babyfoots, chouquettes, afterworks…

Ces solutions n’ont pas changé l’imaginaire du travail : on attend désespérément que les collaborateurs aiment une chose construite et vécue comme une contrainte.

3 – Changer d’imaginaire : passer du travail à l’oeuvre

Le définition du travail pour les Français a évolué plus vite que la capacité des organisations à s’adapter.

Pour intégrer les nouvelles aspirations au travail (leadership, quête d’utilité, codétermination des tâches, fierté dans le geste…), le travail devrait davantage s’inspirer de l’imaginaire de l’œuvre : l’occupation noble, le produit de la main.

« Jusqu’ici, l’imaginaire du travail disait qu’il faut produire quelque chose qui vous est inconnu, qui ne nous appartient pas, et dont les fruits iront ailleurs. »

En disant « il faut cultiver notre jardin », l’œuvre dit surtout  : le monde, et votre production en lui, vous appartiennent. »

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