Yann Quenet : une déviation de trois ans sur un bateau de 4 mètres !

" Je partais pour m'éloigner, m'isoler du monde et cela a eu tout l’effet inverse !"

Yann Quenet est de retour au port ! Dans un premier temps à Trébeurden ! Puis aujourd’hui à Saint Brieuc où il attendu ce jour. Un bel accueil, comme on peut l’imaginer, va lui être réservé. Il vient de boucler un tour du monde de trois ans sur un bateau de 4 mètres qu’il a construit de ses propres mains – 400 heures de travail- avec un budget de 4 000 euros ! Pour beaucoup, son embarcation a tout d’une coque de noix. Baluchon, c’est le nom du bateau, inscrit son nom dans l’histoire des grandes aventures. Elle n’a ni moteur, ni système de communication avec la terre si ce n’est une petite VHF portable à très faible portée !

Un parcours modifié par La Covid

Yann Quenet était parti au printemps 2019. Il a traversé l’Atlantique, puis le Pacifique jusqu’aux îles Marquises. Après Tahiti et la Nouvelle-Calédonie. Il avait prévu de faire escale en Nouvelle-Zélande et en Australie, c’était sans compter le Covid la fermeture des frontières !  « Baluchon » a continuer à tracer sa route directement de Nouméa jusqu’à la Réunion en longeant l’Australie par le nord. A Ouest France, Yann Quenet précisait : « Le but initial de mon voyage était de rejoindre l’Australie, d’y acheter une vieille voiture, d’y mettre mon bateau sur le toit et de traverser le pays d’est en ouest par voie terrestre. Je trouvais cette façon de visiter le pays délirante et originale ; l’idée d’un bateau au beau milieu du bush australien me plaisait bien. Mais voilà, avec la crise sanitaire, l’Australie a totalement fermé ses frontières, ce qui fait que j’ai modifié mon itinéraire pour continuer mon tour du monde. »

“Le plus dur ? Le rationnement d’eau !”

Yann Quenet, très positif a oublié tous les moments durs pour ne retenir que le positif. Il se souviendra, quand même d’une belle tempête ! “Le plus dur a sans doute été le rationnement d’eau ! Deux litres pas jour. Son bateau ne pouvait pas embarquer trop de liquides et il n’est pas équipé de dessalinisateur. «  J’ai récupéré comme je l’ai pu l’eau de pluie ».

Des conditions de vie spartiates !

“Je ne suis pas sûr d’être revenu sur terre !”

Au magazine spécialisé Voiles et Voiliers, il confie : «Plusieurs fois depuis le début de mon tour du monde, je me suis demandé si le rêve de gosse que j’étais en train de vivre était bien la réalité. C’est une question qui me taraude particulièrement aujourd’hui. Je ne suis pas vraiment sûr d’être dans la réalité pour être honnête. Je ne suis pas sûr d’être revenu sur terre… Je ne suis même pas sûr d’y revenir un jour ! Tout ça me semble un peu irréel, sans doute parce que c’est un rêve qui se réalise. »

“Avant j’étais timide, je le suis moins depuis que j’ai fait ce voyage”

Et de préciser dans la même interview ce que cette déviation de trois ans a changé dans sa vie : « Mon petit Baluchon m’a permis de faire beaucoup de rencontres que je n’avais pas du tout prévues. J’étais parti pour avoir de la solitude en mer et j’en ai eu, beaucoup, mais à chaque escale des gens venaient me voir et me demandait d’où j’arrivais avec mon petit bateau. Cela me permettait de faire du lien, de rentrer en contact avec les gens, ce que j’avais peu la capacité de faire avant, du fait de ma grande timidité. Ce voyage et mon petit bateau m’ont permis de changer tout cela. C’est un peu paradoxal parce que je partais pour m’en éloigner et cela a eu tout l’effet inverse. Cela rend mon voyage assez étrange… Mais formidable ! (…)  Mon petit bateau est une bulle avec laquelle je voyage, je rencontre des gens. C’est une source de plaisir infinie. »

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