Clotilde : “J’ai réussi à comprendre mes paradoxes et à en faire un atout” -En partenariat avec Chance-

«Je voulais faire la différence entre ce que je sais faire, ce que je peux faire et ce qu’il est bon pour moi de faire »

Dès son plus jeune âge, Clotilde qui est originaire des Antilles – Marie-Galante- aime faire de l’art plastique. Loin du traditionnel de l’école, elle développe un esprit critique et artistique tout en s’imposant une grande rigueur dans ses études. Une fois le BAC en poche, on lui demande ce qu’elle veut faire. Elle ne considère alors pas l’art comme un « vrai métier” : « Je suis donc allée dans un domaine plus sûr, celui de la psycho. J’ai passé une licence, mais à l’arrivée, j’ai réalisé que ce n’était pas un bon choix.».

Un début de parcours chaotique

A la fin de ses études, elle cherche un emploi de caissière à la Fnac. Elle se plait dans le milieu du travail. Mais ne sachant pas rester en place, elle va vite chercher un nouvel emploi dans le domaine alimentaire, cette fois, avec plus de contact humain : « A côté, je cherchais toujours un peu ma voie, donc j’ai entrepris des études de stylisme et modélisme en suivant des cours du soir ». Une fois sa formation terminée, elle change une nouvelle fois d’activité et elle décroche un job dans le conseil en images. En parallèle, elle forme à son tour des jeunes recrus et continue de travailler dans la vente.

Clotilde fait régulièrement des bilans personnels pour savoir où elle en est : « A chaque fois, je me disais : « Mais qu’est-ce que tu aimes, en fait ? », il y avait le côté créatif que je gardais à un niveau assez privé, et le côté sociable ». Clotilde change une nouvelle fois de boulot. C’est la période où elle travaille pour de grands groupes, principalement dans des boutiques. Là encore, elle déchante vite? : « J’ai un certain sens de l’intégrité et trouver des gens avec lesquels ça matchait a été le plus dur dans mon parcours (…) Je suis ultra-sensible et ce type d’environnement ultra rigide, il y a un moment je perds de l’intérêt ou mon corps se rebelle contre moi (…) Comme ca ne se passe pas bien là, les autres aspects de ma vie ne sont pas non plus épanouissants.

A la recherche du job de rêve

Elle continue donc d’enchaîner les expériences et elle croit s’épanouir dans le milieu de la banque. Au bout de 8 mois, elle fait ce constat : ” “pfff … c’était l’horreur ! Je ne me suis jamais autant ennuyée, alors qu’il y avait de l’humain, mais je n’aimais pas le produit et l’éthique. Des N+1, N+2, N+400…». Clotilde réalise et tire la conlusion que les environnements rigides ne lui conviennent pas, et elle décide de se reconstruire une nouvelle vie, sans refaire les mêmes erreurs.

Elle suit alors le parcours Chance qui l’aide à revoir ses priorités : « Je voulais faire la différence entre ce que je sais faire, ce que je peux faire et ce qu’il est bon pour moi de faire. J’ai réussi à comprendre mes paradoxes et à en faire un atout.». Clotilde “refait un CV ultra efficace”et “recherche les bons jobs”.

Hasard des parcours, Clotilde rencontre son ancien employeur, Anne-Constance, dans le domaine de la vente qui lui propose le job dont elle rêvait : « C’était exactement le boulot que je me souhaitais, dans la structure de mon choix, avec quelqu’un que j’adore.» Depuis, elle travaille à temps partiel, ce qui lui laisse le temps de faire d’autres activités, en tant que vendeuse dans une boutique de créateur de vêtements. “J’ai compris aussi, et cela peut paraître paradoxal, que la vie professionnelle n’était pas un énorme moteur pour moi en tant qu’humain. Il fallait aussi que j’investisse à côté dans d’autres domaines, le macramé, le sport, le jardinage. Je fais beaucoup de boutures et je m’occupe d’un jardin collectif à Paris. C’est une vraie source d’équilibre.”

Son rêve : “j’aimerais reconquérir Marie-Galante. Avoir un terrain, monter ma tiny house dessus. Je rêve d’avoir un verger depuis que je suis toute petite avec toutes les collections de fruits et de légumes des Antilles. C’est un projet que je nourris.” Prochaine déviation en cours ! A suivre…

Notre magazine est toujours en vente via ce lien au prix exceptionnel de 13 euros. Une lecture inspirante pour l’été.

Laisser un commentaire

Vous inscrire à notre newsletter