Lucero Martinez : « ingénieure, je suis devenue conductrice de métro pour faire ma 1 ere déviation ! »

"Le fait de ne pas avoir été épanouie pendant ces quatre années en entreprise m’a poussée à aller vers le développement personnel."

Lucero Martinez  a été l’une des toutes premières à rejoindre l’équipe des coachs certifiés Les Déviations. Elle animera notre prochain Facebook live, ce mardi 12 juillet à midi. Experte en Reconversion Professionnelle, cette mexicaine parle en connaissance de cause : elle a pris, elle-même, des  risques pour donner un sens à sa vie et se sentir utile. Nous l’avons interviewée avant son live. N’hésitez pas, mardi, à échanger avec elle.

  • Les Déviations : Lucero, tu es Mexicaine et tu as débarqué en France pour faire des études d’ingénieur !
  • Lucero Martinez : C’est exact ! Je suis née à Mexico et j’ai eu la chance d’obtenir une bourse d’excellence pour étudier en France. J’avais de bonnes notes à l’école) et j’avais l’ambition d’améliorer ma qualité de vie. J’ai préparé de 2006 à 2012 et obtenu un diplôme d’ingénieur industriel à L’INSA à Lyon. Je me suis, cependant, rendue compte pendant mes stages que ce secteur d’activité était beaucoup trop technique pour moi. J’ai réalisé assez vite qu’il ne me plaisait pas et je n’avais pas envie d’y faire la suite de ma carrière.

“Je ne pouvais pas me payer le Master de l’Essec que je visais”

  • LD : Du coup, tu t’es orientée vers le marketing en passant par l’Essec !
  • LM :  Je me suis vite convaincue, qu’une carrière vers le marketing me plairait davantage. J’avais eu la chance de faire un stage chez l’Oréal, où les activités d’ingénieur et de marketing étaient liées. Je me suis dit : « c’est par là que cela se passe. » J’étais boursière, je n’avais pas les 17 000 euros pour me payer le Master spécialisé à l’Essec que je visais. J’ai travaillé pendant deux ans en parallèle de mes études de l’INSA comme conductrice de métro toujours, à Lyon pour pouvoir me payer ce master que j’ai passé et  obtenu en 2013.

  • LD : le grand bonheur donc ? 
  • LM : Je me lance dans le marketing. J’ai été pendant quatre ans chef de produit marketing pour différentes marques : Haagen Dazs, l’Oréal et pour la chaîne de restauration rapide, KFC – Kentuchy Fried Chicken- La vie professionnelle en entreprise m’est apparue assez rapidement intenable. Bien sûr, tout n’était pas négatif. J’avais le poste, le salaire, et le statut pour lesquels je m’étais battue. Mais j’ai vite ressenti que tout cela n’avait pas beaucoup de sens. J’essayais de chercher l’utilité de mon métier, je n’y arrivais pas. J’avais l’impression de ne pas être à la hauteur, de galérer pour obtenir des augmentations, de ne pas pouvoir gérer mes congés comme je le souhaitais “prisonnière” des lancements etc. Peut-être, aussi,  n’étais-je pas douée pour ces métiers.  Bref, ça ne m’a pas plu. Je me suis accrochée car j’avais fait beaucoup de sacrifices pour en arriver là. Mais j’étais dans une contrainte subie.

“Si je ne pouvais pas le faire pour moi, je devais le faire pour l’enfant que j’attendais”.

  • LD : Quel a été le déclic de ta 2 em déviation ? 
  • LM : J’étais enceinte et je me souviens être sortie d’une réunion avec ma manager. Encore une fois un truc n’allait pas. Je n’avais pas envie d’imposer ce stress à mon bébé dans mon ventre, encore moins l’envie de prendre le risque de faire une fausse couche. Ma réaction est alors de me dire : « si je n’ai pas eu le courage d’initier un changement pour moi, je dois le faire pour mon enfant. Ma décision a été catégorique. Ce fut mon déclic pour ce nouveau changement de vie.
  • LD : Pourquoi alors avoir choisi le coaching ? 
  • LM : Dès mon enfance, et bien avant cet accident de parcours, j’ai toujours été intéressée par le contact. Je n’ai pas grandi avec mon père, mais aux côtés de ma mère. Très tôt, j’ai été confrontée au monde des adultes et je l’ai aimé. Le comportement humain m’a toujours intéressée, passionnée.  Le fait de ne pas avoir été épanouie pendant ces quatre années en entreprise m’a poussée à aller vers le développement personnel. J’ai découvert le programme de Coach Académie alors que je n’étais pas encore certaine de le suivre. La gestion des émotions et du temps étaient au “menu”. Je ne pouvais pas mourir en n’ayant pas appris cela ! Sans avoir la certitude de devenir coach, je me suis offert cette formation. Un cadeau cher pour moi : 7 000 euros ! Avec comme seul objectif au départ que celui d’apprendre. Il s’est avéré que j’ai non seulement appris mais que je me suis enfin sentie à ma place et enfin comprise. J’ai ressenti le besoin de transmettre à mon tour.

“Je comprends d’autant mieux que je suis passée par là moi aussi”

  • LD : tu n’as pas eu peur de prendre un risque financier ? 
  • LM : Bien sûr que si ! J’avais à l’époque quatre ans d’expérience, je gagnais correctement ma vie, 2 800 euros net, ce qui pour moi, était déjà bien. Je me rappelle avoir fait un calcul pour savoir combien d’heures de coaching par jour je devrais donner pour garder ce salaire… Plus de 24 heures ! Ça peut calmer des ardeurs ! Mais c’était plus fort que moi.  Aucun retour en arrière n’était possible. Et je suis très contente d’avoir été au bout de ce nouveau projet de vie, car je sais aujourd’hui qu’il est tout à fait possible de faire ce que l’on aime si on s’en donne les moyens. Prendre des risques peut aussi payer sur un plan financier : je gagne deux fois plus qu’avant avec un confort de vie qui n’a rien à voir. J’ai eu peur, oui. Mais c’est aussi pour cela que je me suis spécialisée dans l’accompagnement des cadres. C’était mon milieu. Cela me permet d’avoir une connexion émotionnelle avec mes clients. Je les comprends d’autant mieux que je suis passée par là moi aussi. Je n’ai pas que des connaissances techniques. J’ai eu également la chance aussi d’être soutenue autour de moi dans cette démarche. 
  • LD : Tu es la fondatrice du programme Reconversion Réussie. Quelle est la spécificité de ta méthode ? 
  • LM : Elle repose sur la notion d’une meilleure connaissance de soi, d’acceptation de qui on est au moment donné pour se projeter dans l’avenir.  Cette méthode a un nom. Je l’ai baptisée : clarté. Elle se déroule en six étapes. J’ai déjà fait des lives pour l’expliquer mais, pour la présenter rapidement, je dirai qu’elle repose sur trois piliers : 1/Comprendre qui l’on est au delà des diplômes,  donc cela relève avant tout de la connaissance de soi, 2/ : Lever les barrières mentales, apprendre à gérer ses émotions, ses peurs 3/ Etablir le planning de la reconversion. Une fois que l’on sait vers où et quoi l’on se dirige, comment y aller et à quel rythme.

“J’ai formé une centaine de personnes à ce jour”

  • LD : Tu insistes beaucoup sur la nécessité de bien se connaître ou de s’accepter.
  • LM : C’est le manque de connexion avec nous-mêmes qui peut être un frein. Quand on se pose beaucoup de questions sur notre travail, notre mental n’est pas notre meilleur ami car il repose sur des conditionnements qui viennent depuis notre enfance : les rapports qu’on a eus avec nos parents, l’éducation et la définition de la réussite professionnelle fixée etc.  D’où l’importance de déconstruire ces combinaisons mentales qui nous maintiennent en pilotage automatique car si on ne le fait pas on s’assure de répéter le même schéma encore et encore… jusqu’à la dépression. La vie est courte, nous allons tous nous retrouver au cimetière, les uns à côté des autres. Autant vivre avec plaisir, exprimer notre authenticité et arrêter de passer à côté de notre existence ! Oui il est possible d’avoir un meilleur équilibre de vie, de faire ce qu’on aime et avoir le confort de vie que l’on veut.  J’accompagne les ingénieurs et les cadres à avoir une réelle compréhension profonde de qui ils sont, à lever leurs barrières mentales, à construire leur planning de reconversion et à adopter l’état d’esprit qui leur permettra de toujours s’honorer à chaque étape de leur vie. Ce programme est tourné vers l’action. Il se focalise, bien sûr, sur la sphère professionnelle mais va bien plus loin car il permet aux coachés de travailler sur tous les piliers de leur vie pour tendre vers un bien-être global. L’objectif est de les aider à trouver la bonne pièce du puzzle, c’est-à-dire le métier qui leur correspond, pour que toutes les autres pièces, les piliers de vie, s’assemblent harmonieusement
  • LD : Combien de personnes as-tu formé à ce jour ? 
  • LM. Une centaine d’ingénieurs et de cadres. Je ne travaille que pour des particuliers. Je suis basée dans le Nord de la France, à Lille mais je fais tout en ligne.

“Ma rencontre avec les Déviations ? Par une cliente !”

  • LD : comment as tu rencontré les Déviations ? 
  • LM : via une cliente ! Elle m’a donné le lien, j’ai découvert les témoignages. J’étais la première ou deuxième coach certifiée les Déviations au tout début. J’ai envoyé un mail pour dire que je voulais faire partie de l’aventure, j’ai échangé avec Roselyne Granier et depuis octobre 2021, je suis ravie d’y collaborer. C’est une très belle rencontre Comme vous pouvez le constater, je me base avant tout sur mon vécu et l’expérience d’avoir accompagné plus d’une centaine de personnes. Mon objectif est de faire passer le message que se poser des questions sur son travail et sa vie n’est pas une fatalité. Il existe des solutions pour sortir du flou et enfin retrouver le sens, le plaisir et le bon équilibre de vie pro – vie perso que l’on veut. Si vous le ressentez, demandez de l’aide pour avancer plus facilement et rapidement vers une vie meilleure professionnellement et personnellement.

Pour en savoir plus sur la formation proposée par Lucero Martinez – c’est ici

Le premier numéro du magazine Les Déviations est toujours en vente via ce lien.
Catégories

Inscription à la newsletter

Les déviations est né d’une idée simple :
raconter des histoires de gens qui ont changé de vie.

Suivez nos événements

Laisser un commentaire

Vous inscrire à notre newsletter