Quiet Quitting : ou l’art d’en faire le minimum au travail !

Le phénomène est parti de TikTok et des Etats-Unis. Le « quiet quitting » ou « démission silencieuse », - différent donc du phénomène de la grande démission - fait de plus en plus d’adeptes en France. Dans les faits, le salarié travaille mais pas question de faire des heures sups ou de rester connecté en dehors des heures prévues dans le cadre de son contrat de travail. Il ou elle assure le minimum syndical….

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C’est le post de l’utilisateur @zaidleppelin qui a fait le buzz en juillet dernier sur les réseaux : «Vous remplissez toujours vos fonctions, mais vous ne souscrivez plus à la mentalité consistant à se démener pour le boulot, qui dit que le travail doit être votre vie. La réalité, c’est que ça ne l’est pas, et votre valeur en tant que personne n’est pas définie par votre travail (…) Arrêtons de nous tuer à la tâche, de cautionner la hustle culture (la culture du burn-out), le travail n’est pas votre vie et votre valeur n’est pas indexée à votre productivité »

Le minimum syndical…

Les adeptes du « quiet quitting » font donc leur travail mais ils ne veulent pas s’engager davantage dans leur entreprise.

Adrien Scemama, responsable de Talent.com en France a récemment confié à 20 minutes.fr : « L’essor du « quiet quitting », comme la vague de démission constatée depuis quelques mois, sont des tendances qui ont émergé après la crise sanitaire, et les longs mois de confinement. Depuis le Covid, de plus en plus de salariés ne veulent plus que leur travail empiète sur leur vie privée et sont à la recherche d’un meilleur équilibre entre vie pro et vie personnelle. (…) Les nouvelles générations n’acceptent plus de travailler n’importe comment et à n’importe quel prix ».

« L’énergie que j’investissais dans mon job, je l’investis désormais ailleurs »

Selon une étude récente du cabinet Gallup, 6% des salariés français sont pleinement engagés dans les entreprises. 94% des salariés ont donc un peu la tête ailleurs. 25% des salariés désengagés, 25% le sont complètement.

Ce phénomène toucherait aussi davantage les femmes. L’ouvrage « The No Club: Putting a Stop to Women’s Dead-End Work » relève qu’elles « sont, de manière disproportionnée, appelées à faire le travail que personne d’autre ne veut faire, comme organiser les activités sociales au bureau, s’occuper des clients qui prennent beaucoup de temps, noter les anniversaires des employés, etc. À travers le quiet quitting, c’est aussi l’expression d’une forme de rejet des discriminations qui s’impose. »

Et si la balle était dans le camp des entreprises ?

Etes vous sensible à ce phénomène ? Vous fait-il peut ? Réagissez !

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